Je respire dans ton nez
Je mange dans ta bouche
Je défèque par ta peau
Je bouche tes oreilles
J’éclate tes artères
Je couvre ta vue
Je marche par tes pieds
J’écourte tes bras
Je confonds ta voix
Je ramollis ta tête et m’y loge
Quand tu n’as plus de place pour moi
Ô toi qui m’es frère
Dans cette proximité des temps et des tempes
Ô toi que je défigure
À mesure que tout visage me quitte
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