Je t’ouvre et je t’attends, un trou à la hauteur de tes genoux
Un trou entre tes dents qui plongent dans le vide de tes entrailles
Fine et allongée
Te défaisant de ta course vers ma bouche
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Elle trouve que j’en fais trop
Que je regarde trop ses ongles qu’elle ronge, ses cheveux qu’elle enroule autour de ses doigts
Ses yeux en veille
Ses genoux penchés du même côté
Ses dents à mâcher sa tête avec ses lointains
Fine et allongée avec une courbe et le gouffre des oreilles
Un air qui traînera sur les visages qui se recomposent dans le flou que tu laisses à ta suite
À chaque fois autre
À travers tes yeux dans le dos de l’autre
Le gouffre des heures par les jours paires, par les jours sans repères de ma vue
Comme si je la voyais de loin
De loin en loin dans les troubles de ma vue
Vue de près
Une ombre passe
Accompagnée d’un homme qui la suit de près
Une ombre traverse mon corps comme un condensé de frissons
Elle vient et disparaît dans les ramifications de mon corps
Elle vient et me suit de près dans mes disparitions
Dans mes dispersions sans corps
Comme une tâche à part
Qui traverse le passé, annexe l’avenir
Comme le ressort cassé des heures
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